L'archiduchesse rouge... Friedrich Weissensteiner

Publié le par erzi

Bonjour,

Aujourd'hui, nous collerons à l'actualité avec ce livre sur Elisabeth-Marie de Habsbourg. Deuxième livre et oeuvre homonyme traduit en français sur le sujet ( le plus connu, le plus ancien, le seul auparavant:étant L'Archiduchesse Rouge de Ghislaine Windish-Graëtz, belle biographie écrite par la belle fille de l'archiduchesse), l'ouvrage est sorti en janvier 2010. L'écriture en date en fait de 1982.
L'auteur, né en 1927, est un historien autrichien spécialisé dans cette époque. Il a à son actif plusieurs biographies sur des membres de la Cour Habsbourgeoise: François-Ferdinand, Jean-Salvator (Jean Orth) ou encore Rodolphe et ses Femmes, malheureusement non traduit en français (mais quand....????).
L'ouvrage est assez court, bien écrit, assez fouillé, sans parti pris ni flatterie (n'étant pas de la famille, la distanciation entre l'auteur et le sujet se fait naturellement).
J'avais déjà évoqué les grandes lignes de sa vie dans un article précédent. Je voudrais ici apporter une rectification, d'après le livre (et c'est plutôt ma mémoire qui m'avait fait défaut précedemment), c'est sur une maîtresse de son mari qu'elle tira, affaire vite étouffée par son impérial grand-père François-Joseph.

Le plus frappant est de découvrir une Elisabeth-Marie pétrie de contradictions: engagée dans la social-démocratie de manière très active, elle est extrêmement dure avec son personnel, coupante et hautaine, ce qui la rend peu sympathique.

Sans tomber dans les potins de bas étage (et pourtant, qu'est ce qu'on aime çà...), je voudrais retranscrire ici, une formulation assez hasardeuse de l'auteur: "D'après les informations dont nous disposons, Erzsi était arrivée vierge au maiage, ce qui n'a rien de surprenant vu le milieu dans lequel elle avait grandi et l'éducation qui lui avait été dispensée."
Mais de quelles informations peut on disposées sur des affaires aussi intimes... Allez, avant de clore le sujet, on trouvera également de longs passages sur ... l'impuissance de son mari, Otto de Windish-Graëtz.
Une biographie qui nous emmene dans le sillage de cette princesse au tempérament de feu, petite fille et jeune fille au regard si triste (regardez ses photos, rarement un sourire illumine son beau visage), à la vie tumultueuse (amant et passion malheureuse se terminant tragiquement, bataille judiciaire pour la garde de ses enfants, vieillesse solitaire) dans une Europe en pleine mutation, entre tourmente et peur de l'avenir. Il n'en reste pas moins que les relations entre père et fille sont à peine évoquées, on sait que l'archiduchesse révérait la mémoire de son père, qu'elle rassemblat tout ce qu'elle put sur l'énigme de Mayerling, et qu'elle tint rapidement sa mère (la princesse Stéphanie de Belgique) pour responsable du désastre, qu'elle fut indulgente pour la "petite" comme elle appelait Mary Vetsera.
Enfin, il est dommage que nous en sachions aussi peu sur ses relations avec ses enfants. Après s'être battue pour obtenir la garde de ses quatre enfants, on perd de vue leur destinée individuelle. La mort de Rudy (Rodolphe) dans un accident de moto en 1939 est évoquée en quelques lignes, son appartenance au parti national-socialiste est passée sous silence.
Il sera donc indispensable pour ceux que le sujet passionne de le compléter avec la lecture du livre de Ghislaine Windish Graetz.

 P1000805.JPG



P1000806.JPG

P1000807

P1000809.JPG

P1000810.JPG



Lien coup de coeur:
La "Osterreichische Nationalbibliothek", vous y trouverez une mine de photos et de gravures sur la cour de Francois-Joseph.

http://www.bildarchivaustria.at/Pages/ThemenResult.aspx?p_iCollectionID=5090873&p_iKlassifikationID=11472085&p_iGruppierungID=9&p_iPage=51&p_ItemID=55


Vous avez aimé, vous aimerez aussi...

P1000627                   P1000770
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article