Elisabeth de Belgique, l'autre Sissi...
Bonjour,
Aujourd'hui, nous faisons une petite incursion en Belgique, à la rencontre de la reine Elisabeth. Elle est la nièce de Sissi, dont elle porte le prénom et qui est sa marraine. Elevé par le frère aîné de l'impératrice d'Autriche et fille de Marie-Josée, infante du Portugal. Elle passe une enfance sans histoire en Bavière, à Possenhofen dont son père a hérité. C'est lors des funérailles de sa tante, la duchesse d'Alencon qu'elle fait connaissance de son futur mari: le prince héritier de Belgique Albert.
Ils vivront une union forte, elle passionnée, lui plus réservé, mais toujours présent l'un pour l'autre. Le roi aura quelques aventures plus tard, mais il n'y en a aucune preuve formelle, alors, ainsi va la vie...
Très intelligente, Elisabeth, ce petit bout de femme entend ne pas se laisser enfermer dans son rôle de souveraine et abdiquer sa propre liberté. Elle voyage, s'nstruit, noue des correspondances avec les esprits du temps: Einstein, Colette ou encore le pacifiste Romain Rolland. Son rôle est particulièrement remarquable pendant la Première Guerre Mondiale, elle suscite l'admiration pour son implication auprès des blessés et son esprit de résistance face à l'envahisseur allemand (cruel dilemme pour cette princesse bavaroise).
Puis Albert disparaît, dans un accident d'alpinisme. La reine continue ses voyages et comme le dit joliment l'auteur de l'ouvrage, "empoigne son bâton de pèlerin de la paix", elle devient la reine rouge. Très impliquée dans le domaine musical par le biais de sa fondation "Reine Elisabeth", elle n'hésite pas pour la promouvoir à se rendre en Union Soviétique, derrière le rideau de fer (elle est d'ailleurs la créatrice de l'expression qu'elle aurait employé pour la première fois pendant la guerre 14-18 à propos de sa famille restée dans l'autre camp).. Elle sera d'ailleurs décriée pour ses choix politiques alors qu'elle ne fait jamais que le choix de l'humain.
Patrick Weber signe ici un joli portrait de femme: vive, enjouée, Elisabeth a su s'affranchir en douceur des contraintes du protocole, Mr Weber le dit très justement, elle a su réussir là où Sissi a échoué (mais les circonstances n'étaient pas non plus les mêmes).