Stéphanie, dans l'ombre de Mayerling...
Pour continuer avec Stéphanie, je vous présente cet ouvrage d'une autrichienne Irmgard Schiel, qui est à ce jour la seule biographie de la princesse belge. Au dos du livre, il nous est rappelé que Stéphanie fut veuve à 25 ans, ce qui est extrêmement jeune. Oui, elle fut acariâtre et jalouse, oui elle cherchait querelle à Rodolphe qui la délaissait, mais elle était si jeune.
L'auteur opère une oeuvre de réhabilitation, remet les choses à leur place, Rodolphe fit cadeau à sa femme d'une maladie vénérienne qui la rendit stérile, Stéphanie ne sut pas fixer l'instable. On applaudirait presque lorsque Stéphanie retrouva le bonheur auprès du comte Lonyay, qu'elle prit soin du jardin de son château d'Oroszvar, loin de la cour compassée de François Joseph, loin des ignominies de son père qui la traita toujours si mal. La roue avait enfin tournée pour elle. A lire absolument, le livre, bien écrit, fourmille de détails, évoque les relations de Stéphanie avec ses deux soeurs, Clémentine et Louise. Les dernières pages sont particulièrement émouvantes, elles se referment sur un monde disparu et qui nous hantent encore aujourd'hui...
Stéphanie jeune fille à l'aube d'un mariage prometteur, puis jeune mariée, "dromadaire" et " vache flamande" selon sa belle-mère...
Deux générations de femmes brisées par la mort d'un même homme, Stéphanie et sa fille Elisabeth Marie...