Mayerling ou la fin d'un Empire... Christine Mondon.

Publié le par erzi

Bonjour,

 

Nous parlerons aujourd'hui d'un livre de Christine Mondon paru en 2009 sur un des princes les plus attachants qui soit: Rodolphe. Christine Mondon est agrégé d'allemand, maître de conférence et docteur ès lettre. Voilà une belle caution de sérieux.

Elle a surtout déjà fait paraître des ouvrages sur des sujets proches puisqu'il s'agit:

- Sissi, une femme d'avant-garde

-Louis II de Bavière, le Roi des Lunes.

Le livre s'ouvre sur l'enfance d'un prince malheureux, précocement intelligent. Et toutes les mamans du monde de prendre en pitié ce petit garçon martyrisé par son précepteur, le comte de Gondrecourt, déplorer l'abscence de sa mère. Et toutes les jeunes filles de rêver devant le prince héritier tourmenté aux conquêtes faciles. Et tout les intellectuels d'admirer son esprit profond, ses envies de réformes, ses convictions républicaines. Et tous les hommes resteront solidaires de ce mari victime de crises de jalousie, mal marié à une femme que l'on nous présente invariablement comme acariâtre et imbue de ses prérogatives.

Enfin, tous les romantiques de pleurer sur le roman malheureux de ses amours déséspérés avec la petite baronesse Vetsera, au charme vénéneux.

Christine Mondon décrit avec précision et surtout sérieux toutes les étapes de la vie du prince héritier, s'attardant surtout sur la vie politique de Rodolphe, son antipathie envers l'Allemagne, viscérale, ses déceptions de ne pas régner, ses relations avec Moritz Szep, rédacteur en chef du Neues Wiener Tagblatt.

Enfin, le livre se conclut sur une synthèse des différentes hypothèses sur le meurtre de Mayerling: les fantaisistes (substitution des corps, Stéphanie de Belgique en meurtirère, Rodolphe et Mary, frère et soeur), les déclarations de l'impératrice Zita qui donne du poids à l'idée de l'assassinat politique.

Dans les dernières lignes, Christine Mondon prend position  et de conclure que seul l'examen du corps du défunt nous donnerait la solution.

 

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Enfin, je voudrais remercier tous ceux qui passent me voir... Cela procure infiniment de plaisir. N'hésiter pas à me laisser un message...

 

Je vous offre ces quelques mots d'Elisabeth, tirés du livre: "Aussi, je me cache le visage derrière mon ombrelle et mon éventail pour que l'idée de la mort puisse jardiner tranquillement en moi..."

 

Bon dimanche.

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Publié dans Archiduc Rodolphe

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