Le Beau Rivage, ultime escale... (Partie 1)
Bonjour,
Une fois n'est pas coutume, mais c'est en voyage que nous partons... Direction la Confédération Hélvétique...
C'est en l'an de grâce 2005 que nous avons abordé au coeur du mois de février avec carosse et bagages (en fait poussette et sac à dos) sur les rives d'un des plus célèbres lac d'Europe...
Genève est une ville protestante, donc discrète malgré sa cathédrale, une ville qui ne se livre pas au premier abord, mais il faut parcourir les quais, ou encore le quartier du Pâquis...
Bien sur, le point d'orgue de notre visite est voir le Beau Rivage... C'est dans ses abords que le jour funeste du 10 septembre 1898, l'impératrice d'Autriche, la légendaire Sissi, fut... délivrée d'une vie trop lourde...
J'ai passé les vacances de ma jeunesse le long des quais, à une époque où aucune statue de l'impératrice n'avait été érigée, à une époque où adolescente, les groupes de rock des années 80 m'étaient bien plus précieux que la destinée de la souveraine autrichienne... Et pourtant, comme une prédestination, je me remmémorais sans faille le panonceau qui marque l'emplacement exact du crime... C'était tout ca que je voulais revoir...
L'information est peu diffusée, presque secrète, mais l'Hôtel, toujours de luxe, abrite un musée (un grand mot!) où sont conservées précieusement quelques reliques de sa Majesté...
L'Hôtel à la facade classique et pleine de rigueur du classicisme du XIXe siècle, est gardé par portier et groom...Intimidant, avec nos dégaines de touristes (gros blousons d'hiver, appareil photo en bandoulière, l'inévitable poussette pour accueillir un beau braillard de deux ans) qui détonnent sur cet ensemble à la fois discret et raffiné... Heureusement, Monsieur (mon mari) se lance..."Il paraît que l'on peut visiter..."... et le portier de répondre, "mais oui monsieur, bien sûr, suivez moi"... Et là tout s'enchaîne...Très vite, comme dans un rêve...
C'est sur, nous prenons l'entrée de services, par les cuisines, pour accéder ensuite aux étages... Une petite photo dans les escaliers, manque de chance, l'hôtel est en travaux...
Puis les vitrines, deux vitrines, avec leurs reliques, le portier attend patiemment que nous prenions nos photos, cinq minutes plus tard, nous sommes dans la rue...
A Genève, il faut voir le Beau Rivage, dont le nom sonne comme une douce musique nostalgique, il faut voir le plus long banc de bois du monde, il faut voir le monument Brunswick, petite construction si élégante, il faut voir le mur des Réformés, emblème de la ville, ne pas oublier ni le jet d'eau, l'Horloge fleurie (symboles très surfait de la ville), le charme est ailleurs... Elisabeth l'avait compris et avaiit su tirer l'essence de cette cité qui semble si sévère....
L'endroit exacte du meurtre qui fit rentrer la princesse bavaroise, impératrice errante, dans la légende...
La facade sévère et simplissime du Beau Rivage... La chambre d'Elisabeth donnait directement sur le Lac....
L'intérieur de l'Hôtel pris des escaliers, le bas est alors en travaux... Le luxe discret qui fit la renommée mondiale de l'hôtellerie suisse...
Une des robes d'Elisabeth qu'elle offrit à une employée de l'Hôtel...
Les plus émouvantes reliques: un ruban avec du sang, des fleurs séchées, un jabot de dentelle, des gants, un chapeau à voilette qui couvrait la haute silhouette de la souveraine...
NB: je ne sais pas si ces reliques sont toujours facilement accessible et de manière gratuite, il semble que c'était un des désirs de la propriétaire Fanny Mayer... A l'époque, les vitrines étaient relégués dans un petit couloir pour cause de travaux...